Tempi fà

Il n’existe pas de date précise sur la fondation de notre village. Cependant, de tradition populaire , on apprend que les villages dont certains composent aujourd’hui Cristinacce,  furent créés au Moyen Âge par trois frères VERSINI, tous bergers et venus de la micro-région du Niolu.

Encore aujourd’hui, malgré la situation montagneuse, les villages restent très proches dans leur authenticité.

cristinacce3

Dans les différents documents provenant des archives départementales de Corse-du-Sud et daté de 1485, apparaissent déjà de nombreux villages du canton : Revinda, Evisa, Lo Tasso, e Cristinacce, Sia (à l’origine de Porto) et Ota entre autres.

E Cristinacce

Cristinacce serait en réalité constitué de sept hameaux d’où son nom original « E Cristinacce » qui signifie littéralement »les Cristinacce » : Mazolaccia, Tasso Soprano, Tasso Sottano, Santa Maria, Minaciosca, Vignale et Poggio.

Les septs hameaux constituant Cristinacce se retrouvent dans un document, le sacristie probablement écris dans les années 1910. C’est dans ce document que l’on apprend la position géographique actuelle de notre village :

« Le village de Cristinacce aurait pris commencement à l’endroit où il se trouve à la fin du XIVe siècle lors de la destruction de l’ancien village des Cristinacce ».

C’est également aux alentours des années 1460 que disparaissent en partie les sept hameaux qui furent brûlés en 1460 par les Génois, en répression d’une révolte fomenté par Giovan Paolo da Leca-cristinacce seigneur local.

Le village a été probablement reconstruit vers 1480 à l’endroit actuel, comme semble l’indiquer un document de 1485 sur la réorganisation du canton après ces années de troubles.

Un siècle plus tard (En 1550), les invasions barbaresques massacrèrent une partie de la population et emportèrent de nombreux prisonniers pour en faire des esclaves. Lors de l’une de ces incursions, le village voisin d’Evisa fut pillé et 80 hommes pris et emmenés comme esclaves. L’un d’entre eux, un certain Versini de Cristinacce est miraculeusement revenu au village après de nombreuses années d’exil.

Ses descendants ont conservé le souvenir de son histoire.